J’aime toujours lire les commentaires que vous, visiteurs, laissez sur le painrisien au fil des journées. Certains me font sourire, d’autres me touchent ou parfois m’agacent… mais dans tous les cas, ils ne peuvent me laisser indifférent, car c’est votre expression en retour de mon travail, un effort que je ne saurais négliger. Je prends parfois un peu de temps à y répondre, mais c’est une belle source d’inspiration et de motivation pour moi.

Parfois, les informations qu’ils contiennent m’amènent à faire des visites, ou des re-visites. C’est le cas ici, dans la boulangerie reprise par Frédéric Lalos et Pierre-Marie Gagneux en plein coeur du très chic 16è arrondissement. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en avril dernier, la boutique un peu vieillotte n’était pas au diapason du « standing » du secteur, chose à laquelle l’entreprise devait remédier rapidement.

Ainsi, quand un certain « Ben » m’a indiqué (non sans précisions et emphases qui laisseraient à penser que ce dernier est bien plus qu’un simple client, mais passons) que la boulangerie du 22 rue des Belles Feuilles offrait une nouvelle devanture, je n’ai pas tardé à m’y rendre.
Ici, plus question de parler de l’enseigne « Le Quartier du Pain », c’est le nom Lalos qui est mis en avant. Un patronyme qui s’est peu à peu mué en marque, au travers des différents partenariats noués par le fameux Meilleur Ouvrier de France. Cela s’inscrit donc dans le prolongement de cette démarche.

On m’avait promis une boutique soignée, j’ai effectivement été servi, le résultat est plutôt probant. Un mélange assez chic et rétro, qui s’inscrit parfaitement dans son environnement. Ici, on n’a pas fait appel à des agenceurs traditionnels tels que CMC, mais à une spécialiste du « design d’intérieur », en la personne de Laura Gonzalez, excusez du peu. Cela se veut la figure de proue d’un nouveau concept, qui, je le pense, sera surtout amené à se développer à l’international, les ambitions de notre artisan au col bleu-blanc-rouge semblant être à peu près aussi dévorantes que celles de l’ami de la rue Monge…

Passons à ce qui est le plus important, les produits. Si l’écrin a repris des couleurs, ils en ont fait autant, avec des pains de bonne facture, à l’image de la boule au levain douce et parfumée ou d’un Longuet (en baguette et en pavé) et ses notes de sarrasin made-in-Philibert-savours. Reste que les pains de Tradition et ‘à l’ancienne’ (1,20€ les baguettes de 250g) ne sont pas particulièrement intéressants, avec des cuissons un peu justes et un effet « gonflé à la levure » – ce qui les rapproche dangereusement de la baguette de pain courant. Du chemin reste encore à parcourir… Les déclinaisons des ciabattas (nature, olive ou tomate) n’en sont pas moins gourmandes et bien vues.
Les viennoiseries se défendent toujours très honorablement, tout comme les pâtisseries (entremets, tartes fines feuilletées, éclairs…) même si leurs tarifs sont assez élevés (de 3,6€ l’éclair à près de 5,2€ l’entremet).

On appréciera également l’accueil, plutôt chaleureux et sympathique, chose à laquelle nous ne sommes pas toujours habitués dans ce quartier… Même si la présence d’une superbe « machine à sous » en caisse est toujours aussi regrettable pour la qualité de la relation client.

Un cimetière de pains décoratif… J’adore toujours autant ça.

Infos pratiques

22 rue des Belles Feuilles – 75016 Paris (métro Victor Hugo, ligne 2)
ouvert tous les jours sauf le mercredi.

Avis résumé

Pain ? Ce n’est toujours pas ça. Certes, les boules au levain sont de bonne tenue, mais les cuissons demeurent trop justes sur les pains de tradition, et les baguettes (de Tradition & à l’ancienne) manquent vraiment d’intérêt. Dans tous les cas, on est bien loin de ce que l’on pourrait attendre d’un boulanger au tel pédigrée.
Accueil ? Sympathique, souriant, poli et bien formé. Rien à redire sur ce point.
Le reste ? Les gourmands apprécieront viennoiseries, cakes et pâtisseries de bonne facture, même si les tarifs n’en demeurent pas moins élevés – somme toute en droite ligne de ce qui est généralement pratiqué dans l’arrondissement.

Faut-il y aller ? Pour découvrir la « nouvelle identité » de Frédéric Lalos, pourquoi pas. Cela semblait en tout cas fasciner le public japonais qui se pressait en masse devant les lieux. C’est assez significatif des ambitions de ce boulanger à l’international : je pense qu’il ne fait pas de doute que cette première boutique « Lalos » se verra largement exportée… d’ailleurs, cela a déjà commencé au Japon et à Taiwan, si l’on en croit le très bien renseigné Ben… Quant à nous, français, nous n’aurons qu’à nous contenter d’un pain juste moyen, en définitive.

11 réflexions au sujet de « Frédéric Lalos, Paris 16è, la boutique est devenue une… belle feuille »

  1. J’ai en effet travaillé sur ce concept de magasin ! Si je cite les pains Jacquet ici, ça fait sourire ou ça agace ? Quoiqu’il en soit « ravi que ça vous plaise » 😀

  2. Ping : 7 Things I Loved About the Radisson Blu Le Metropolitan in Paris, and 2 Things I Didn't - Fishing4Deals

  3. J’y vais régulièrement . Pour moi la meilleure Boulangerie Pâtisserie du quartier, avant il y avait « Chaton » à côté de la Poste… ou la patisserie Bretonne à côté de chez Renoma rue de la Pompe…fermées toutes les deux….bref je prends le même pain que celui servi au restaurant du Radisson de la Place Mexico…j’adore les cakes et les tartes au citron, entre autres…Bonne adresse.

  4. Frédéric Lalos a ouvert aujourd’hui, une nouvelle boulangerie, rue Voltaire à la Garenne Colombes. Nous venons de goûter un mille-feuilles aspect original, aérien, bon, mais pas facile à manger.

    • Le pain non plus n’est pas facile à manger. Grosse déception pour le réveillon du 1er de l’an 2016. Je croyais avoir commandé chez un grand boulanger pour faire plaisir à mes invités : du seigle, du pain de mie, des traditions) tous très mauvais, mal coupés et impossibles à recouper car se cassant, mie élastique, restes complètement rassis le lendemain matin (restes de Noël ?), moins bon qu’au supermarché. Sans parler de l’accueil exécrable. Ma boulangerie habituelle du coin de la rue est 100 fois meilleure et j’y retourne.

  5. A Boulogne il y a une pancarte demandant aux clients de laisser leurs chiens dehors.
    Sauf que ils rentrent sur pattes,dans les bras de leurs maitres!!!!!!!
    Pas terrible !
    D autant que les vendeuses laissent faire!
    Il dis quoi le patron?

  6. Ou est passé le meilleur ouvrier de France?? Les pains en miche sont  » I coupables » ils s effritent et certains ont des alvéoles tellement énormes si on ne peut le découper! Peu de choix , rue des belles feuilles, tres déçue malgré plusieurs tentatives, gâteaux moyens et personnel peu aimable.Dommage

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