Certains aliments ou substances ont des effets bien connus, qu’ils soient souhaitables ou non. Ainsi, l’alcool propose de sérieux troubles de l’équilibre, de la vision ou même de la parole s’il est consommé en excès… tout comme certains légumes peuvent indisposer sérieusement à forte dose, entre autres exemples. Malgré toute cette connaissance, il demeure des phénomènes que l’on connaît moins, peut-être parce qu’ils sont plus rares, ou bien qu’ils sont moins frappants.

En effet, vous ne le saviez sans doute pas, mais la farine peut faire voir la vie en rose et en triple. Vous ne me croyez pas ? Pourtant, c’est précisément le cas pour Stéphane Secco. Le boulanger, que l’on connaissant historiquement dans l’ex-boutique Poujauran de la rue Jean-Nicot, s’en est défait pour finalement se redéployer dans la capitale. Après la rue de Rennes, on le retrouve à présent sur la rue de Varenne.

Le rose pimpant de la devanture ne manque pas de frapper, comme à chaque fois.

Le rose pimpant de la devanture ne manque pas de frapper, comme à chaque fois.

Mêmes ingrédients, mêmes couleurs. Après quelques semaines de travaux, la boulangerie affiche le rose pimpant si cher à cet artisan. A l’intérieur, on retrouve toujours des produits assez simples et authentiques, avec les spécialités de la maison : le fameux cheese-cake, bien sûr, mais aussi les tartes fines aux pommes, les financiers, les sablés ou encore une large déclinaison de brioches.
Cependant, en se penchant un peu plus attentivement sur les gammes proposées au sein de ses trois établissements, on remarque des différences assez notables sur le pain. En effet, les meuniers ne sont pas identiques, et la boutique dont je vous parle aujourd’hui continue à être livrée par les Moulins de Chars. Continue, car les anciens propriétaires des lieux avaient choisi de s’affilier au groupement Banette, en sélectionnant ce fournisseur francilien.

Pains, Stéphane Secco, rue de Varenne, Paris 7è

La gamme panifiée décline donc une baguette de Tradition sans grand relief, une tourte de Campagne assez dense, entre autres pains Bûcheron, Complet ou aux Céréales. Nous sommes bien loin des propositions créatives développées dans les autres établissements, mais la reprise est récente : à chaque fois, il s’agit de former le personnel déjà en place aux habitudes et méthodes de travail de la maison, ce qui n’est pas toujours évident.

Pâtisseries & gourmandises, Stéphane Secco, rue de Varenne, Paris 7è

 

Rien de particulier à redire sur le traiteur : pizzas, quiches, tartes et autres sandwiches sont proposés à des tarifs très raisonnables, pour une bonne qualité de réalisation. Certes, pas de plats chauds et un choix plus resserré que ce que l’on peut trouver rue de Rennes, mais la boutique est plus petite… et ce n’est pas forcément un mal, en définitive.

Salades, quiches, pizzas & sandwiches, Stéphane Secco, rue de Varenne, Paris 7è

Au vu de ces reprises successives, on peut légitimement se demander si Stéphane et Florence Secco comptent continuer sur cette lancée et portent des ambitions plus larges sur le plan de la capitale. Pour le moment, leurs boulangeries se concentrent dans le Sud-Ouest parisien, à peu de distance les unes des autres. Qu’en sera-t-il dans les mois à venir ? Affaire à suivre !

Dans tous les cas, on ne pourra qu’apprécier la cohérence entre la douceur de cette bonbonnière et son accueil, à la fois chaleureux, souriant et efficace. De quoi voir la vie en rose… ce dont nous aurions bien besoin au vu de la morosité ambiante.

Infos pratiques

31 rue de Varenne – 75007 Paris (métro Rue du Bac, ligne 12) / tél : 01 45 48 46 50
ouvert du lundi au samedi de 7h à 20h.

3 réflexions au sujet de « Stéphane Secco voit la vie en Rose… et en Triple ! »

  1. Le pain est sans doute le meilleur du quartier. Les patisseries excellentes malgré la concurrence extrêmement féroce des patisseries de la rue du Bac et à des prix inférieurs. Dommage que l’accueil ne soit pas terrible: le plus souvent deux jeunes femmes qu’on a toujours l’impression de déranger… Pour le moment je reste un client quotidien (habitant au croisement Varennes/rue du Bac) mais plus j’y vais, plus cela me dérange.

  2. le 21 août 2017,
    Les pains viennois au chocolat ont le goût du fromage bleu et sentent le vomi ! Lorsque nous les rapportons, la vendeuse, peu aimable, n’a pas un mot d’excuse et bien qu’elle admette que l’odeur soit ‘anormale’, elle refuse de nous les rembourser. Je pense que les propos élogieux que l’on peut trouver dans divers articles (le goût de Paris, le oût de la tradition) sur cette chaîne de boulangerie ne sont pas à la hauteur ni de leurs produits ni de leur service ! Heureusement qu’il y a de meilleures boulangeries dans le quartier comme le Pain quotidien ou ‘du Pain et des Gateaux’ !!

  3. Le pain de la boutique de la rue de Varenne est d’une qualité honnête mais rien de renversant. Malheureusement l’offre boulangère du quartier est décevante : le pain de La Grande Epicerie du Bon Marché n’est vraiment pas terrible, Le Pain Quotidien idem (et cher). Reste Gosselin ou le désormais incontournable Kaiser. Thierry Marx vient d’ouvrir une boutique dans le nouveau « Beaupassage » mais j’ai peur que le marketing l’emporte sur la qualité.

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