Chaque maison a ses produits « signature », que l’on va citer systématiquement lorsqu’elle sera évoquée. Pour certains ce sont les macarons (Ladurée, Pierre Hermé…), pour d’autres un pain (le Pain des Amis, chez Christophe Vasseur, notamment)…

Chez Fauchon, ce sont sûrement les éclairs. Cela est du au fait que la marque a développé au cours de ces dernières années une gamme impressionnante d’éclairs sucrés et salés, avec des saveurs inventives et des visuels alléchants. Christophe Adam a parfois été très loin dans l’aspect créatif, peut-être un peu trop, mais l’idée de « dépoussiérer » un peu ce monument de la pâtisserie ne me déplaît pas.

Afin de satisfaire les gourmands en quête d’aventures culinaires, Fauchon propose ainsi un grand nombre de ses créations sur trois jours, en septembre. Ce long « Week-end Eclairs » transforme pendant un temps la vitrine du traiteur-épicier en un étal de pâtisseries longues et colorées. Cette année, les variétés sont un peu moins nombreuses qu’en 2010, mais ce n’est pas forcément une mauvaise chose car le consommateur avait un peu tendance à se perdre au milieu de toutes ces propositions. Le choix reste toujours difficile car le nombre est impressionnant, les tentations nombreuses, toujours grâce à ce visuel très soigné, caractéristique du travail de la maison.

Je dois avouer que les éclairs correspondent assez à l’idée que je me fais de la gourmandise : cela se déguste simplement, en quelques bouchées. Plaisir de l’instant, en un « éclair », si je puis dire.
Il ne m’en fallait pas plus pour aller faire un petit détour du côté de la place de la Madeleine hier, d’autant plus que j’y avais été très gentiment invité par Sophie, la Community Manager de Fauchon. J’en profite pour la remercier, car j’ai senti que le geste avait été fait naturellement (mais peut-être suis-je un grand naïf, j’aime croire au bon fond des gens et de leurs actes !), simplement par plaisir de partager les créations et les événements de son entreprise, en dehors d’une quelconque démarche calculée.

Au final, j’ai choisi 5 éclairs parmi les 25 proposés (23 sucrés et 2 salés). Etant plutôt amateur de fruits, j’ai privilégié les créations en incluant. Comme je souhaitais goûter et faire goûter l’ensemble des saveurs, je me suis appliqué à partager ces cylindres de pâte à chou… pas toujours facile de le faire proprement, mais je crois m’en être plutôt bien tiré. Ainsi, mon goûter a été constitué de morceaux d’éclair Dragée rose (crème amande, fondant à la rose et dragée), Champagne framboise (purée de framboise et champagne FAUCHON, fondant chocolat et framboise), Mûre (crémeux chocolat blanc au coulis mûres-groseilles, fondant chocolat blanc, décoré d’une fleur en sucre et de galets de pâte d’amande), Pamplemousse (gelée de pamplemousse, fondant et coque de chocolat blanc) et Rainbow (crème pâtissière vanille, coulis de myrtille à la violette, fondant arc en ciel).

A mon tour j'ai créé un éclair... l'éclair Patchwork. Uniquement chez le painrisien !

Globalement, cela reste assez sucré, mais c’est souvent le cas du fait de la présence du fondant qui est en grande partie constitué de… sucre ! Cependant, j’apprécie l’effort fait dans le sens d’une certaine légèreté des crèmes, ce qui évite l’écueil de l’écoeurement. La pâte à chou n’est pas la star ici, rapidement oubliée et souvent assez imbibée (c’est inévitable du fait de la présence de fruits et du passage au réfrigérateur pendant plusieurs heures, difficile de le reprocher).
Le Champagne framboise est certainement le plus réussi de l’ensemble, la saveur du champagne étant assez présente et s’associant très bien avec la framboise. De plus, les petits éclats argentés dispersés sur la glaçage pétillent en bouche, ce qui n’est pas sans rappeler les bulles du champagne. Vient ensuite le Dragée rose, dont la tenue était excellente et sur lequel l’alliance rose-amande créait un effet agréable.
Je suis plus partagé sur l’éclair Pamplemousse, dans lequel j’aurais aimé retrouver de façon plus marquée l’acidité du fruit, ainsi que pour le Rainbow, où le parfum de violette était prédominant. Pour finir, la variation Mûre m’a assez déçu, très sucrée (notamment en raison des décors en pâte d’amande) et manquant de saveur.

Dans tous les cas, que l’on n’apprécie ou pas les saveurs, le détour est pleinement justifié, rien que pour le plaisir des yeux. Ce n’est pas toujours les jours que l’on voit de telles vitrines… électrisant ! Un peu de lumière en ce week-end qui s’annonce pluvieux et gris sur la place de la Madeleine. Un frein demeure pour passer à l’achat : le prix, toujours très élevé, certains éclairs culminant à 7 euros, ce qui les place parmi les pâtisseries individuelles les plus chères de la capitale. C’est dommage car cela rend le plaisir beaucoup moins démocratique et accessible qu’il devrait l’être… d’autant que l’on parle d’éclairs. Une pâtisserie simple et tellement rattachée à nos souvenirs d’enfant.

Week-end Eclairs, 8/9/10 septembre 2011, FAUCHON – 24/26 place de la Madeleine, 75008 Paris. Créations proposées à partir de 5 euros.

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