Avez-vous déjà essayé de mettre un jeune enfant aux commandes d’un engin de chantier ? Si oui, j’espère que vous êtes encore en bonne santé physique. J’ai parfois l’impression que certains boulangers ou entrepreneurs se placent à la tête d’affaires qu’ils ne peuvent pas conduire correctement, ou bien pas d’une façon qui servirait réellement la clientèle. Avoir un bon emplacement, c’est fantastique. Cela aide grandement à la réussite de l’entreprise, mais ça n’est pas une raison pour s’en servir comme d’une béquille.

Maison Bichon, Paris 10è

Sur la rotonde de Stalingrad, la famille Delgado est placée aux premières loges : sa boutique d’angle à l’intersection avec la rue du Faubourg Saint-Martin est un véritable aspirateur. C’est bien simple : il y a du passage à tout heure, et la présence d’une boulangerie se révèle souvent bienvenue pour faire une pause gourmande. « Maison Bichon » annonce la devanture. Ce n’est pas la première implantation de la micro-enseigne, qui a fait ses premières armes rue Cail avant de s’étendre rue Louis Blanc et à Stalingrad. A chaque fois on retrouve les mêmes codes : une boutique signée Mosaïc Agencement, qui tranche, de fait, dans le paysage local, des caisses Tigra, … et des produits plus que médiocres.

Store, Maison Bichon, Paris 10è

En entrant dans ces boutiques, la clientèle a sans doute l’impression de se trouver dans une maison de qualité, elle est du moins rassurée par le caractère propre et avenant des lieux, chose qui est loin d’être évidente au sein des boulangeries aux alentours. C’est en s’intéressant de plus près aux produits qu’on se rend compte de la supercherie, car il s’agit bien de cela : il n’y a pas de fond, peu de savoir-faire.

L'intérieur de la baguette de Tradition, Maison Bichon, Paris 10è Le mur à pains fait triste mine. Etonnamment pas par la variété, car l’offre est assez développée, mais sur le plan de la qualité : on retrouve sur l’ensemble de la gamme un manque flagrant d’hydratation, avec des tourtes de Seigle et de Meule tout bonnement massacrées. La baguette de Tradition ne s’en sort pas si mal, le parfum de froment s’exprime correctement et la mie est alvéolée… malgré un sérieux manque de rigueur : sur l’exemplaire acheté, le pâton avait vraisemblablement croûté avant enfournement, pour un résultat bien peu agréable visuellement.

Pâtisseries, Maison Bichon, Paris 10è

La viennoiserie est tout simplement à oublier, et même si la pâtisserie fait des efforts, cela manque globalement de finesse et de saveurs. Quant au traiteur, il empile salades, sandwiches et autres propositions salées sans plus d’élégance ni de soin. Entre garnitures tentant de s’échapper et pain blanc, on se dit qu’il vaut mieux passer son chemin.

Sièges, Maison Bichon, Paris 10è

Bien sûr il y a la terrasse, les tables et fauteuils si chers à Mosaïc Agencement, le service est généralement agréable et efficace, mais cela suffit-il ? Pour moi, vraiment pas. Le propre d’un artisan boulanger doit être de proposer des produits riches d’une identité et d’un savoir-faire. Ce n’est pas le positionnement d’Arnaud et Elisée Delgado, comme en atteste bien un témoignage recueilli pour le compte de Tigra Cashguard qui veulent de l’efficacité, du chiffre, de la simplicité… autant de qualificatifs qui correspondent assez peu au métier de boulanger. Sans doute est-ce tout simplement lié au fait que ce n’est pas le leur.

Terrasse, Maison Bichon, Paris 10è

Infos pratiques

2 rue Cail – 24 rue Louis Blanc & 267 rue du Faubourg Saint Martin – 75010 Paris

Avis résumé

Pain ? Il aurait sans doute été préférable de se limiter à une gamme courte mais maîtrisée, plutôt que de chercher à proposer un grand nombre de références peu qualitatives. Les classiques de la gamme des Moulins Bourgeois sont représentés, mais ils sont accompagnés de produits demandant plus de savoir-faire comme la tourte de Seigle ou de Meule. C’est ici que l’on constate le mieux la faiblesse du niveau global, avec un sérieux manque d’hydratation et des produits bien peu attirants en plus de proposer des mies bien trop sèches. Bon, accordons-leur tout de même une baguette de Tradition pas si infâme.
Accueil ? Le service est dynamique, généralement assez agréable et efficace. Dans ces boulangeries très modernes et parfois impersonnelles, cela donne un peu de chaleur humaine particulièrement bienvenue.
Le reste ? Evitons soigneusement les flaques de beurre, pardon, les viennoiseries. La pâtisserie fait un peu mieux avec quelques efforts méritoires. Le traiteur aligne les références sans plus de soin ni d’attention pour la qualité.

Faut-il y aller ? Pour voir comment cela vit, pourquoi pas. Pour assister au spectacle d’un bulldozer placé dans des mains peu expertes également. C’est précisément ce qui se passe au niveau de la Rotonde de Stanlingrad et cela m’attriste vraiment : la boulangerie n’est pas qu’une question d’emplacement pour réussir ou échouer. Il y a tellement mieux à faire, et j’ose espérer que ceux qui s’engagent dans la qualité et le savoir-faire seront ceux qui se distingueront à long terme.

27 réflexions au sujet de « Maison Bichon, Paris 10è, les Delgado font tourner la rotonde »

  1. Merci Rémi pour cet article professionnel et bien senti 🙂 Je suis moins clémente que toi : je passe au minimum 4 fois par semaine devant cette boulangerie dont la devanture est effectivement attrayante. 2 ou 3 fois, j’y ai glissé un oeil intrigué, avec l’envie de goûter au pain… mais j’en suis ressortie illico. La triste mine des produits boulangers m’a fait comprendre que mes quêtes ne seraient pas satisfaites. Depuis, j’ai renoncé à toute velléité d’achat ^^

    Le terme « maison » me semble particulièrement usurpé : on imagine un artisan qui développe ses propres gammes, se fixe des exigences et laisse libre court à son imagination … On est bien loin du compte en la matière. C’est d’une tristesse conventionnelle à pleurer, et les viennoiseries ont une tête à faire peur. La pâtisserie se distingue visuellement, mais je me suis toujours demandé si tout était fait sur place : ça ressemble tellement à ce qu’on trouve dans nombre de boutiques… (ces mêmes tartes, éclairs et macarons fourrés bien réguliers, mais hélas atrocement sucrés, au détriment des autres saveurs. Et les textures sont souvent de grandes estropiées.)

    Tiens, d’ailleurs, je sais bien que ce n’est pas ta spécialité, mais je serais intéressée par un article de synthèse sur la pâtisserie boulangère : comment, en tant que consommateur, reconnaître les propositions surgelées auxquelles les « artisans » peuvent recourir ?

    Bel été et merci encore 🙂

    • Ce n’est effectivement pas glorieux.
      Pour ce type d’article, effectivement, c’est un terrain assez glissant et je crois que les médias nationaux ont déjà assez versé dans le domaine pour m’y mettre à mon tour…
      Bel été également!
      Rémi

  2. C’est malheureusement un commerce execissevement mercantile ou la frontière entre l’artisanat et l’industrie est brouillée. Les patisseries sont congelées , les viennoiseries épouvantables, tout cela dans un décort moderne , qui n’est que poudre aux yeux.
    L’équipe est managé par un tyran , avec des méthodes qui ressemblent a celles de la restauration rapide.
    Vendre ! Est l’unique devise de cette supercherie .
    les vendeuses sont au bord du rouleau, n’hésitant pas a vous envoyer sur les roses , lorsque vous vous montrez curieux sur la nature des produits.
    le masque de la maison bichon est tombé.

  3. L’économique ne peut prendre le pas sur le dos de ses habitants.Je ne connais pas la famille Delgado. je connais mon quartier, populaire, et je connais les pratiques de cette enseigne « Bichon » :la prise d’otage sur le consommateur piègé par les longues distances d’un quartier d’entre deux gares. La vocation Bichon n’est pas la pâtisserie, mais de se payer un Yatch avant les 50 ans sur le dos d’un quartier qui peine à trouver un équilibre. Et ils y mettent le paquet ! Boom Bichon arrive avec sa formule BOBO CHIC marqueté. Pour y parvenir, on y place le gâteau tout proche des 4 euros (26 francs !). Et on le produit en grande série pour en réduire le prix de revient. Peut être même que l’acheteur de matière première peut ainsi mettre le nez dans une farine bas prix. Je ne suis pas un détracteur, on vérifie tout au final. La politique de prix. Faudra-t-il se museler la bouche devant l’évidence terrain, pointer le droit sur la jalousie, avoir des mots excessifs comme « articles vomissant et nauséabonds » ? A cela, une question, comment faire savoir à ceux qui la mette en place que il ne s’agit que d’un boulanger qui sous prétexte de mettre l’argent sur la table pour créer trois enseignes dans un quartier populaire, a décidé de gagner de l’argent. Il n’y a qu’à voir les machines qui rendent la monnaie sous prétexte d’hygiène pour voir des serveuses qui ne vous regardent plus dans les yeux et qui doivent être payées au lance pierre. « Au suivant » … Il faut dire que elles restent pas longtemps les serveuses. Bichon, c’est une ambiance ! Qui alors peut parler de jalousie ? …

    INDICE BICHON
    Avec « Bichon », il faut s’en référer à un symbole stupide qui est un baromètre pour le consommateur. Je vous mets au défi de trouver dans Paris un chausson au pomme à 2 euros dans Paris. Mais Bichon se moque de son environnement. Boom ce sera 2 euros.
    Et l’on se demande si pour avoir mis le paquet sur 3 magasins si proches les uns des autres, derrière le rideau, il n’y a un fournisseur extérieur qui ferait une partie de la production. Toute cette débauche axée à la vente, aux gâteaux électriques et à la petite cafetière moulinex, c’est un choix. Mais qu’ils ne pensent pas être devenu le messi du quartier surtout si le levier s’appelle le retour sur investissement. En face des habitants que l’on regarde comme des portes monnaies. Malheureusement, la machine est lancée et ils n’ont plus le choix sauf celui de la vitesse. Pris qu’ils sont eux aussi dans leur propre piège. A oui ca y est c’est ouvert le dimanche ! Merci Bichon.

  4. Je comfirme c’est comme si nadal « le tenisseman « ouvrer
    Une boulangerie vive le surgeler
    Ancien employer Rémi je tiédi ne une interview quand tu veut

  5. c’est comme si federe  » le tenisseman « ouvrer une boulangerie
    Comme le fils Delgado .
    Rémi si tu veut une interview c’est quand tu veut
    Ancien responsable du vent lol

  6. Arnaud Delgado mof meilleure ouvrier de France des bon a rien
    Ils préfère les croissant congelé que l’artisanat retourne faire du tenns

    • alalala mon petit lionel gabori des barres de rires quant meme… pas étonnant de lire tout ça sur Bichon quant on sais qui a été le chef de prod… on peux pas faire du (bon) pain constamment bourré, faut dire que quant tu était pas bourré tu était a la bourre… l’erreur des delgado ça été de te faire confiance et de te donner une chance…

  7. Pas du tout d’accord avec cette critique sans appel. Plus que médiocre ? Non, plutôt plus que correct. Habitant le quartier depuis des lustres, je peux vous dire que la Maison Bichon est bien meilleure que les trois-quarts des boulangeries locales. La baguette de tradition est excellente, d’autres pains pas extraordinaires mais mieux que les horreurs qu’on peut voit chez au moins trois autres boulangeries de la même rue. La meilleure du coin, c’est Les Gamins du Faubourg–mais ils ferment à samedi midi pour ne rouvrir que lundi. Il n’est pas rien de pouvoir trouver une bonne baguette et de bonnes viennoiseries (si si, très honorables) le dimanche, avec en prime des gateaux tout à fait convenables, sans être très mémorables il est vrai, pour amener quand on est invités prendre le thé le dimanche après-midi. Les gens du quartier apprécient également la fermeture trente minutes plus tardive que les autres et le côté « on s’arrète pour boire un café, manger un croissant et lire le journal. » Très content de leur arrivée. Le mieux est l’ennemi du bien.

  8. J’habite Rue Cail et fréquente donc la maison mère. Le service y est pitoyable. Aucun sourire, aucun sens commercial et des produits très chers en pâtisserie ! J’attends que la concurrence arrive pour délaisser cette maison qui n’en a que le nom sur la devanture mais pas du tout la carrure ! Endroit à éviter, le personnel n’est franchement pas sympa en particulier le matin et à l’heure de sortie des écoles : débordé, le personnel ne sait pas gérer… A EVITER !!!

  9. pour y avoir travaillé je me permet d émettre un avis : produits congelés comme le macaron , les cannelés etc.. , ensuite pizza ( imitation pizza plutôt ) avec des légumes crus déposé sur les disques de pate avec un rendu d eau assez impressionnant a la cuisson ( pas cuit quoi ) , le chef « arnaud « en guerre avec les ouvriers d origines sri lankaises ,ledit « chef » est imperméables au suggestion et très susceptible , les démissions et licenciement sont assez courantes , pas d esprit d équipes , aucune coordination production -vente-livraison , tarifs élevés et injustifié au vu de la marchandise proposée , accueil a désirer de la part de certaines vendeuses , pas de mutuelles professionnel pour le personnel , pas de prime panier ( interdiction tout de meme de manger , pour cela il faut payer , aller comprendre ) , ouvriers payé le 18 de chaque mois , bref j y suis resté 1 semaine et rien ne m encouragé a rester , ah oui avec tout ça le chef me reproche « que je suis pas dans l ambiance  » mdr .
    Arnaud si tu lis ces lignes , sache que je te laisse avec plaisir dans ton « ambiance » spéciale et que tu ma fais rire avec ta gamme de produit et tes pates a 29 degrés ( ciabatta )

    • Ah vous y avez fait l’expérience aussi j’en aurait tellement à raconter mais je dirais rien car je choquerait trop eux ils veulent l’argent et nous ont pris pour des esclave c’est tout.

  10. Le chef boulanger est parti dans le Sud. Bichon à embaucher un jeune sûrement au lance pierre histoire de lui donner sa chance. ***La baguette tradition est juste devenue mauvaise*** . Invoquant le besoin de retrouver la recette (c est sur le boulanger est parti sans faire la transition) , le patron a trouvé un petit jeune pour créer une situation comique. 1/ t es jeune je te payes pas cher 2/ mais … tu deviens Chef car quand on est jeune c’est la revanche des décomplexés 3/ ma baguette tradition est degeulasse, je comprends pas mais avec la levure ça monte pas …4/l important c est ma rolex avant 50 ans, 5/ ben on s en fout le client racke au même prix.

    Après le gâteau industriel à 4 euros (mais toujours le logo en chocolat dessus : le tic du mensonge), l’enseigne Bichon depuis plusieurs semaines a une baguette tradition qui vient de changer de consistance et de gout (l’ ex boulanger s est tiré ). Depuis plusieurs semaines rien ne change. Peu à peu le terrain montre qu ils ne resteront pas longtemps. Je fais l’effort d aller acheter ailleurs. J ai trouvé une bonne boulangerie pâtisserie. La baguette tradition est très bonne. Le pain de mie aussi. J ai goûté le flan aux oeufs… extea (!) et c est généreux. Ah aussi les serveuses sont alertes avec un sourire et une proximuté creant une ambiance qui parle d’elle même.

  11. Alors je vous dire qu’il s’en foutent des consommateur ceux qui veulent c’est l’argent et traite leur employeur comme de la merde. Cette boulangerie avait de très vendeur et pâtissier à ces début mais ils n’ont pas su les garder. Je ne peu en dire plus

  12. Boulangerie d’une qualité médiocre, galette des rois sans aucun intérêt, voir trés médiocre !! Personnelle trés peut accueillant et la direction n’en parlons pas !! À éviter

  13. Je suis assez d’accord sur la plupart des commentaires négatifs. Néanmoins la religieuse par son prix 2.80 euros et ses saveurs ( crème de bonne qualité, choux craquelins…) vaut vraiment le détour dans un quartier ou entre le soi disant Meunier meilleur ouvrier de France qui fait surtout du vite fait assez médiocre et Bichon, il y’a peu de bonne pâtisserie ou boulanger pâtissier, même sur des choses simples que personne ne fait vraiment bien ( un bon croissant, un bon flan, une bonne tarte).
    Donc directions les religieuses.
    Problème: il y en a une fois sur 4!!! Ceci explique cela?

  14. En plus de cela les avoirs sont valables 1mois -j’ai présenté un avoir de 4€ aujourd’hui 25/10 refusé car le délai était dépassé 23/09 soit disant la machine ne l’accepte pas .Quand j’ai demandé à parler à un responsable ,la serveuse m’a répondu je suis serveuse experte ! je me demande si je ne devrais pas signaler cela à la répression des fraudes!
    Et pourtant je travaille dans le quartier et j’y vais de temps en temps mais c’est terminé.

  15. Bonjour à tous , j’ai travailler dans cette boulanh relié et c’est des voleur vous voyait l’an tete dés pain des pâtisseries etc , on aurais dis un restaurant de luxe mais non c’est ca y’a des rats et des cafard , il retienne dès chat enfermé sous l escaliers et les laisse sortir que la nuit pou chassé les souri c’est vraiment degeulasse

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