En matière de restauration rapide, les nouveaux concepts sont légion et ils parviennent plus ou moins à sortir leur épingle du jeu, justement en raison du fait de la concurrence que se mènent les différents acteurs du secteur. Bien entendu, il reste toujours les éléphants bien implantés sur le marché, mais leur image tend à perdre de sa rayonnance et de son impact sur les habitudes des consommateurs… tant mieux, car à mon sens, ils ont trop longtemps profité de leur position dominante pour proposer une offre peu qualitative, et surtout loin d’être saine.

Paris pourrait presque être qualifiée de laboratoire pour ces concepts, car elle dispose de la clientèle nécessaire pour juger de la pertinence ou non des idées de leurs fondateurs. C’est tout naturellement que Mathias Adam a choisi notre capitale pour ouvrir en août 2010 sa « cantine chic », à deux pas de la place de la Madeleine – plus précisément au 21 rue Danielle Casanova.
Dans ce quartier d’affaires, où les rues sont remplies de restaurants de ce type, le jeune entrepreneur de la restauration – ayant notamment développé ses compétences au travers d’un parcours chez Starbucks – a choisi de développer une gamme de tartines salées élaborées et au visuel léché. Nous sommes bien loin de l’image de la tranche de pain type Poilâne garnie d’un peu de jambon et de fromage que l’on retrouve souvent à la carte des bistrots de quartier. Non, ici, on ose des association sucrées-salées inventives et cela donne au genre une toute autre dimension.

Pas de laboratoire installé dans un obscur sous-sol ou en banlieue parisienne, les tartines sont élaborées devant les yeux des clients, un bon gage pour la fraicheur et la saveur des produits. C’est ainsi que l’on peut voir naître ces en-cas aux Champignons, Saint-Nectaire et myrtilles pour certains, Brie, poire, courgette et pignons de pin ou encore Jambon fumé, champignons et emmental pour d’autres.
Le pain et les viennoiseries servis ici ne sont pas réalisés par l’entreprise elle-même, faute de disposer d’un outil de production adapté, mais livrés par Raoul Maeder. On sent que le choix des matières premières a été réalisé avec soin, et cela permet de proposer des produits créatifs et savoureux. Côté sandwiches, le pain est aussi mis à l’honneur, avec des variations autour d’un pavé au curry ou au olives.

Depuis son départ de chez Fauchon, Christophe Adam a rejoint son frère et oeuvre lui aussi au développement de ce vendeur de « tartines et cafés » comme l’annonce la baseline de l’enseigne. Il apporte son savoir-faire sur le plan salé, mais aussi sucré, au travers du développement d’un concept de « snacking sucré ». Le principe ? Revisiter de grands classiques de la pâtisserie française pour les rendre facilement consommables en restauration rapide, aussi bien sur place qu’à emporter.
C’est justement là la grande nouveauté de la seconde implantation d’Adam’s, ouverte depuis à peine une semaine au sein de Bercy Village, justement à côté de la nouvelle boutique d’Eric Kayser ! Cette sympathique unité reprend les codes de la première, très parisienne, tout en étant accompagnée d’une terrasse, déjà installée en attendant le retour des beaux jours.

Bien sûr, tout est plus spacieux ici, et cela permet de proposer les desserts, boissons et salades en libre service, dès l’entrée. Ces fameux desserts, qui pourraient rapidement devenir la marque de fabrique d’Adam’s, ne manquent pas de charme, présentés dans leurs petits pots de yaourt en verre ou dans leur écrin à damier. Baba au rhum, tiramisu au fruits de la passion, panacotta aux figues… ou bien cet étonnant 1000 feuilles, constitué d’un petit pot de crème vanille, accompagné d’une barrette de pâte feuilletée. Bien vu, facile à manger, très snacking ! Pour à peine 4 euros, on se paie un (ex-) grand chef, c’est sympathique, d’autant que l’ensemble est plutôt qualitatif, équilibré et peu sucré. Une bonne façon de terminer un repas en légèreté.

L’accueil est tout ce qu’il y a de plus sympathique, dynamique et jeune, cela colle bien à l’image que veut se donner l’établissement et complète l’ensemble sans fausse note, on ressort avec une impression agréable, certes le portefeuille légèrement allégé, mais en ayant consommé un repas sympathique et frais, sans prétention.

Infos pratiques

47, Cour St-Emilion – 75012 Paris (métro Cour Saint-Emilion, ligne 14) / tél : 01 43 41 82 56
ouvert tous les jours de 11h à 23h.

Faut-il y aller ? Pourquoi pas ! C’est un bien joli concept, proposant des produits frais et sains autour du pain, avec des associations créatives et bien pensées. Les desserts sont à l’avenant, particulièrement soignés pour de la restauration rapide, et le concept de « snacking sucré » développé par Christophe Adam, même s’il n’est pas révolutionnaire en soi, est bien vu. Ajoutez à cela un cadre et un service agréables, vous obtenez une bonne adresse pour prendre un petit-déjeuner, un dîner, un goûter ou même simplement grignoter un morceau, en plein coeur de Bercy Village. Certes, les tarifs ne sont pas spécialement bas, mais c’est assez justifié par la fraicheur et la qualité de l’ensemble. Pour l’anecdote… Boco, le « bistrot bio » des frères Ferniot, voisin d’Adam’s sur la rue Danielle Casanova, ouvrira également sa seconde adresse à Bercy Village courant Avril. Décidément !

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